dimanche 4 novembre 2012

Frewfie et la cornemuse

Certains la trouve bruyante. D'autres, intolérable. D'autres, intéressante dans certaines occasions. Moi, je la trouve fascinante, envoutante, inspirante. Je parle de la cornemuse, soit écossaise (la proud and loud), soit irlandaise, soit miniature. Je ne sais pas pourquoi, mais ça vient me chercher aux tripes, ça me fait monter les larmes aux yeux. J'ai toujours aimé le son de la cornemuse. Je n'ai jamais pensé à apprendre à en jouer par contre. Jusqu'à ce que je déménage à Terre-Neuve. Ici, terre des grands espaces, c'est l'endroit idéal pour en jouer sans casser les oreilles aux voisins. Il m'est souvent arrivé d'apercevoir des joueurs de cornemuses au sommet d'une colline à travers les fleurs et la bruyère de la East Coast Trail. C'est romantique, c'est puissant, c'est viril (surtout avec le kilt ;-).

Et puis en août dernier, en raison d'un événement spécial que nous tenions pour des commémorations au boulot, j'ai pris une décision. J'allais apprendre à en jouer. J'ai quand même une certaine expérience de musique, j'ai joué de la basse électrique pendant 6 ans et fait des concours de musique. J'ai toujours aimé joué de la basse, même si pendant les premiers mois, j'étais terrorisée à l'idée d'apprendre à jouer de ce truc (je n'avais quand même que 12 ans). Enfin. j'ai réussi à apprivoiser l'instrument et me suis découverts des talents cachés.

Donc pourquoi ne pas essayer avec la cornemuse?

Alors j'ai établi des contacts et me suis renseignée. Par où commencer? On commence avec ce qu'on appelle un "pratice chanter", une flute pour débutant qui ultimement nous aidera à graduer vers la cornemuse. Et avec le chanter, on se procure un livre du College of Piping, qui, à travers 26 leçons toutes aussi éprouvantes les unes que les autres, nous enseigne à maîtriser la chose. C'est une façon économique (200$ l'achat d'un chanter versus 2000$ pour une cornemuse) et aussi une façon plus civilisée d'apprendre à jouer de cet instrument sans partir une guerre de quartier avec ses voisins.

J'ai débuté mes leçons début septembre. Début novembre, j'en suis à la leçon 7 - oh misère. Mon orgueil en prend un coup. En fait, c'est un bon exercice d'humilité. Surtout quand je me pointe à mes pratiques en groupe. Là j'ai l'air d'une tarte. Je ne sais pas pourquoi, mais je joue quand même correct quand je suis seule, mais dès que j'ai deux paires d'yeux rivés sur moi, j'oublie mes notes.

Mais c'est pas grave, je fais ça pour le plaisir et n'ai aucunement l'intention d'en faire une carrière.

Donc si tout va bien (et là on parle à la Candide, d'une façon très très optimiste), je devrais graduer à la cornemuse dans 6 à 8 mois, en supposant que je pratique 30 minutes par jour - ce que je ne fais pas encore. Ça demande la discipline cette chose. Mais j'ose rêver au jour où, juchée sur les collines de Signal Hill je jouerai Scotland the Brave, ou bien Amazing Grace, au grand plaisir de...de qui donc? ahah:-)

En attendant ce moment de gloire, je vous propose de vous bidonner ce soir. Je me suis filmée à jouer, en DÉBUTANTE (je ne veux d'analyse à la Alain Goldberg) la deuxième partie de Scots Wha Ha'e. J'espère que j'aurai encore des amis après cette écoute :-)

Toute qu'une leçon d'humilité...



2 commentaires:

  1. Ben c'est pas si pire, si je compare avec http://www.youtube.com/watch?v=lhv2CokRq7A
    Bonne journée!! :)

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  2. ahahah;-) Merci de me remonter le moral :-) Quand on se compare on se console ;-)

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